Il y a suffisamment de personnages hors série, originaires de Honfleur, pour se dispenser de parler des personnalités qui ne furent honfleuraises que d’adoption. Cependant il est bon de déroger à la règle et d’évoquer certains d’entre eux, que le destin amena sur les rives de l’Estuaire, soit dès leur prime jeunesse, soit durant la période la plus significative de leur existence.
C’est le cas, entre autres, de Georges Thadée Bouton qui débarqua à Honfleur en 1848, âgé de quelques mois. L’avenir devait réserver à ce bambin une carrière hors du commun que rien ne pouvait laisser présager au départ. Il faut remarquer cependant, qu’il était issu d’une famille au passé riche en péripéties peu ordinaires.

Son grand père, Charles Marie Bouton, né à Paris en 1781 était un peintre de talent. Elève de David, il exposera au Salon à partir de 1810. Considéré à l’époque comme un rival d’Horace Vernet, il affectionnait comme thème de ses oeuvres, les grands ensembles architecturaux. C’est ainsi qu’il rencontra tout naturellement un autre artiste aux aspirations similaires qui était attiré par les grands décors de théâtre et de monuments religieux.
Son nom est devenu universellement connu mais la peinture ne sera pas à l’origine de sa notoriété. Il s’appelait Louis Jacques Mandé Daguerre, né à Cormeilles-en-Parisis, dans la banlieue parisienne en 1787.

Les deux artistes s’associèrent et conçurent, en 1822, un spectacle inédit à Paris, le fameux Diorama qui attira les foules pendant dix-sept ans.

Malheureusement un incendie, en 1839, détruisit entièrement l’immeuble du Boulevard du Temple où les deux associés avaient installé leurs tréteaux. Entre temps, devant le succès de leur entreprise, Bouton était parti à Londres pour créer un autre Diorama pour le plus grand plaisir des Londoniens dans les années 1830.

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