En 1522, au large des Açores, une petite escadre de huit bâtiments fortement armés faisait des ronds dans l’eau, dans l’attente, semble-t-il, d’un mystérieux rendez-vous.
Des caravelles portugaises escalant dans l’archipel, à l’île Santa Maria, avaient signalé cette présence permanente et inquiétante, probablement des pirates ou des corsaires…
Venant de l’ouest, trois galions espagnols lourdement chargés surgirent un beau matin à la hauteur des îles portugaises. Les huit navires en maraude, qui précisément les attendaient, se jetèrent sur le convoi comme des requins affamés…

Les galions espagnols et leurs équipages fourbus venaient de traverser l’Atlantique. Sur l’un d’entre eux, une partie des marins avait été décimée non point par le scorbut mais à la suite d’un incident peu banal.
Avaient embarqué à Vera Cruz, au Mexique, des « passagers » aussi inhabituels que dangereux puisqu’il s’agissait de deux jaguars destinés au zoo personnel de Charles Quint. L’un des fauves força la porte de sa cage estimant peut-être insuffisante la pitance du bosco. Il tua et blessa gravement une dizaine de matelots avant d’être abattu…Les conquistadors des Amériques avaient hâte de gagner les Açores pour attendre les navires d’escorte prévus pour les accompagner jusqu’au port de Cadix. Lorsque les corsaires leur tombèrent dessus, ils réalisèrent que décidément, l’année 1522 ne leur était pas favorable !
Ils rapportaient une partie du trésor des Aztèques sur lequel Cortès, le conquérant espagnol avait fait main basse dans les palais de l’Empereur Moctezuma. Les lieutenants les plus fidèles de Cortès faisaient partie du voyage pour surveiller le précieux chargement. [ suite ]

 

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