Le 4 Juillet 1821, Lord Castelreagh, Premier Ministre de Sa Gracieuse Majesté, annonça à Georges IV d’Angleterre, la fracassante nouvelle :

“Sire, Je viens annoncer à votre Majesté la mort de son ennemi mortel.
“Elle est morte ? s’écria le Roi.
Le Premier Ministre s’empressa de répondre :
“Non, Sire, Il ne s’agit pas de Sa Gracieuse Majesté La Reine, mais du Général Bonaparte…”

Napoléon était mort à Sainte Hélène le 5 Mai 1821 et l’information avait mis deux mois à parvenir en Europe. Il est vrai que c’est en bateau à voile que fut acheminé le courrier qui annonçait la disparition de l’ex-Empereur des Français.
En revanche, le 25 Novembre 1934, toujours à Sainte Hélène, eut lieu l’inauguration du Musée Napoléon. Le récit de cette manifestation fut transmis à la presse quelques minutes plus tard par l’Agence Havas, à Paris.
En l’espace de 113 ans, le délai de transmission des informations entre cette petite île perdue de l’Atlantique Sud était passé de 61 jours à un petit quart d’heure…

Cette anecdote était relatée par Charles Houssaye, alors Vice Président du Conseil d’Administration d’Havas et Directeur Général de la branche Informations, lors de son discours prononcé au Congrès de la Presse de Langue Française, à Québec, le 28 Août 1934, et ce, pour illustrer les énormes progrès effectués en un siècle en matière d’information.
Au temps des satellites, de la télévision en direct, de l’image et du son en temps réel, d’Internet, les prouesses d’Havas de 1934, ont un petit côté moyenâgeux…
Aujourd’hui, l’Agence Havas est synonyme de voyages pour les uns, de publicité pour les autres. Pour les plus anciens, l’Agence Havas, jusqu’à la Guerre 39/40, était la première Agence de Presse au monde.

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